Parcours

Mon aventure avec le livre ancien débute chez un bouquiniste ciotaden (13) lorsque j’ai vingt ans et que je découvre, dans ce lieu que j’ai longtemps affectionné, une très belle édition illustrée des Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos. Je suis complètement fascinée par cette édition qui, à cette époque, me paraît être un livre inestimable ; je n’étais alors qu’au début de mon aventure avec les livres rares et précieux…

Après cette découverte, je décide de poursuivre des études dans le livre ancien et je commence une formation de libraire de livres anciens afin d’approfondir mes connaissances du patrimoine écrit.
Durant cette période, alors que j’effectue des notices bibliographiques pour la Bibliothèque municipale d’étude et de conservation de Besançon, j’ai l’immense chance d’avoir entre les mains un incunable de 1486 qui se trouve être le tristement célèbre Malleus Maleficarum, manuel inquisitorial, attribué à Henri Institoris et Jacob Sprenger. Ce livre d’un intérêt historique incroyable a été une telle révélation que j’en ai fait mon sujet de mémoire.
C’est aussi cette année-là que j’ai découvert le traité d’anatomie, De humani corporis fabrica d’André Vésale, paru en 1543 et qui reste, à ce jour, l’un des plus beaux livres que j’ai eu entre les mains.


Extrait du « De humani corporis fabrica » d’André Vésale de 1543


Comme tous les passionnés, je porte de nombreux souvenirs de cette relation privilégiée avec les livres; cette relation qui a été le début d’une curiosité sans cesse grandissante pour l’écrit et son histoire. Je me souviens, par exemple, de ma présence à la vente aux enchères à Londres le 14 juillet en 2011 du manuscrit The Watsons de Jane Austen et son achat par la Bodleian Library d’Oxford (http://www.theguardian.com/books/2011/jul/14/jane-austen-manuscript-the-watsons). Cela reste un souvenir très fort de mon expérience au sein de la librairie de livre ancien, Bernard Quaritch Ltd. 

Cet intérêt pour le contenu m’a, par la suite, amené à m’intéresser à l’aspect codicologique du livre. Et de fil en aiguille, je suis arrivée au métier de restauratrice. En gardant cette idée qu’il faut absolument faire perdurer les livres, ce patrimoine écrit inestimable. Respecter le livre, son contenu et sa reliure, le servir au mieux, en restant humble face à ses capacités, voilà ma conception du travail du conservateur-restaurateur.


FORMATION :
– Licence professionnelle métier du livre ancien (2011)
– Master Monde du livre (2013)
– CAP Arts de la reliure (2017)
– Restauration de livres anciens au Centre de formation du patrimoine écrit (2017-2021)